• René

    Chapitre 18: Bleu et noir

    Je suis sorti dans le jardin comme me la dit le patron.

    Il avait l’air de bien s’amuser avec la dame et le monsieur…même s’ils sont drôlement bizarres. La dame était toute rouge et bleue. Le monsieur était tout noir.

    Je me demande si ce sont des gentils. Peut-être que oui. Sinon ils seraient tous les deux rouges mais la dame l’était donc elle est méchante ? Et le monsieur est gentil ?

    Je secoue la tête.

    Laissons ça au patron. Lui il sait ce qui est bien ou pas. Il ne se trompe jamais parce que c’est le plus fort. Et les plus forts ont toujours raison non ?

    Ah Lorenzo va dans la cuisine ?

    -Lorenzo !

    - Ah René! Vieni là il mio piccolo. Vuoi un dolce? (Ah René ! Viens là mon petit. Tu veux un gâteau ?)

    -Si ! (Oui !)

    Les gâteaux de Lorenzo sont les meilleurs du monde ! Il est le plus fort après le patron. L e patron dit que c’est son bras droit. Mais c’est pas possible parce que Lorenzo est plus grand que le patron et c’est pas un bras et puis le patron à ses deux bras. Il n’en a pas besoin d’un supplémentaire.

    Après avoir fini mon gâteau, je rentre et monte à l’étage. Je fis l’avion en courant dans le couloir qui mène au patron.

    Une porte à droite est ouverte. La pièce est toute blanche. Le patron est à l’intérieur.

    - Boss! (Patron !)

    - Zitto! (Chut !)

    C’est là que je vois le monsieur tout noir penché sur la méchante dame bleu qui tient fort, très fort la main du patron.

    - Che cosa è che fai? (Qu’est que tu fais ?)

    - Silenzio. René. Non decentrarlo. (Chut. René. Ne le déconcentre pas.)

    - Che cosa fa? (Il fait quoi ?)

    - Cura questa ragazza. (Il soigne cette jeune fille.)

    - Perché? (Pourquoi ?)

    - Perché rischia di morire. (Parce qu’elle risque de mourir.)

    - Ma è cattiva! (Mais elle est méchante !)

    -Hein ?

    - Padrone gli avete detto che le persone " rossi" sono cattivo dunque crede che è cattiva. (Patron vous lui avez dit que les gens « rouges » sont méchant donc il croit qu’elle est mauvaise.)

    - Ah. Di accordo. Uhm…René… vedi il signore?... E bene…va a renderla carina. (Ah. D’accord. Hum… René…tu vois le monsieur ? Et bien…il va la rendre gentille.)

    - Vero? È possibile? (Vrai ? C’est possible ?)

    - Se te lo dico! Più potrà diventare forse la tua amica. (Si je te le dis ! En plus elle pourra peut-être devenir ton amie.)

    Je me mis a sauté de joie. Le monsieur tout noir sursaute et me jette un méchant regard. Je me refugie dans les jambes de Paco qui se trouve derrière le patron et observe ce drôle de monsieur.

    Il prit un petit couteau qu’il posa sur la peau de la dame. Il le fit doucement glisser puis essuies le rouge. Il enfonce une pince dans la dame et bidouille un truc. La dame lâche un crie malgré le bâillon. Il sursaute une nouvelle fois. Il a l’air de paniquer. Il marmonne un truc, ses mains tremblent.

    - La bala es implantada demasiado profundamente en tu cuerpo. Logro no cogerlo. (La balle est trop profondément implanté dans ton corps. J’arrive pas à l’attraper.)

    Il fait signe au patron et mime un truc et fait des petits mouvements avec sa pince dans les airs.

    Il est rigolo. Le patron n’a pas l’air de trouver ça drôle par contre. Il a perdu son sourire narquois qu’il garde en permanence.

    Ah je sais ! Elle veut des bonbons ! C’est pour ça qu’elle ne va pas bien. Elle n’a pas eu assez de bonbons !

    Je cours hors de la pièce, descend l’escalier et visite chaque pièce en criant.

    -Lorenzo ! Lorenzo !

    Je le trouve enfin au détour d’un couloir où je lui fonce littéralement dessus. Il me rattrape par le col.

    - René ! Che cosa hai a gridare così? (René ! Qu’as-tu à crier ainsi ?)

    - Delle caramelle! Me ne occorre! (Des bonbons ! Il m’en faut !)

    - Hai avuto già un dolce. (Tu as eu déjà un gâteau.)

    - Non sono per me. È per il signora blu. (C’est pas pour moi. C’est pour la dame bleue.)

    Après lui avoir expliquer, Lorenzo faut toujours lui expliquer tout, il est un peu bêbête, il me donna des langues de chat. Je reparti vers la chambre de la dame.

    - Padrone. Ho trovato delle caramelle per la signora! (Patron. J’ai trouvé des bonbons pour la dame !)

    - Eh? Delle caramelle? (Hein ? Des bonbons ?)

    Je ne le laisse pas finir et me dirige vers le lit. Elle est moche. Elle est aussi blanche que la pièce.

    - Buongiorni. (Bonjours.)

    - Buongiorni. Prende una caramella. Dopo te andrai meglio. (Bonjours. Prend un bonbon. Après tu iras mieux.)

    - È vero? (C’est vrai ?)

    - Certo è vero! Guarito tutto con le caramelle! (Bien sûr que c’est vrai ! On guéri tout avec les bonbons !)

    Je lui donne une langue de chat. Elle regarde le tout noir puis elle croque dedans. Elle n’aime pas ? Elle fait une drôle de tête puis elle me tire la langue.

    - Ah ti sei ogni blu! (Ah t’es toute bleu !)

     

    Les bonbons de Lorenzo colorent donc la langue en bleu.


  • Commentaires

    3
    Mercredi 2 Mai à 11:55

    Bonjour, 

    Il est plutôt adorable cet enfant. x) 

    Pauvre Eris, elle n'a pas tellement le temps de souffler pendant sa quête. 

    Bonne continuation. ^^ 

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