• Moscou

    Chapitre 23: La Russie

     

    Le voyage à été épique.

    Non seulement Rodrigue est malade dans TOUS les moyens de transports mais en plus il a peur de l’avion. Sans oublier sa claustrophobie et sa peur panique du vide.

    J’ai envie de pleurer. Il nous a fait passer pour des fous !

     

    Un peu plus tôt dans la journée.

    J’installe le cadavre, qui me sert de compagnon, à côté de moi. Je soupire. Nous sommes enfin dans l’avion après quatre longues et épuisantes heures d’attentes à essayer de garder Rodrigue avec moi. Il voulait se faire la malle. J’ai fini par l’assommer avec son sac.

    J’avais pas l’air suspecte à trainer un gars à demi mort derrière moi.

    Le beau aux forêts ronflantes finit par se réveiller. Il papillonne plusieurs fois des yeux et se tourne vers moi.

    - ¿ Dónde estamos? (Où sommes-nous ?)

    Bizarrement je reste silencieuse. On se demande pourquoi.

    -Ouais. On se le demande.

    L’appareil se met à rouler sur le tarmac.

    - ¡ Eris! ¡ No me dice que se es en el avión! (Eris ! Ne me dit pas qu’on est dans l’avion !)

    Il se met à paniquer et essaye de sortir mais problème pour lui j’avais prévu le coup : moi côté couloir et lui coté hublot.

    - Hace falta que salga. (Il faut que je sorte.)

    Il essaie de me passer par-dessus mais je lui mets, avec le plus grand calme et avec le sourire, un coup de coude dans l’estomac et un coup à l’arrière de tête puis je l’attache toujours avec le sourire sous les yeux inquiets des passagers.

    Plus tard dans la journée, il se réveille et jette un coup d’œil par le hublot. Mauvaise idée. Il refit une crise d’angoisse. Je dormais à ce moment là donc il réussit à me passer par-dessus sans trop de soucis.

    J’ai le sommeil quand même assez léger. Ne pas sentir sa douce, chaude et rassurante présence auprès de moi m’a presque réveillé aussitôt. Les cris des hôtesses finir par me sortir de ma torpeur. Rodrigue courant dans les allées en proie à une peur panique était poursuivis par deux demoiselles frêle comme des joncs.

    Bien réveille du coup, je me mis à le courser dans tout l’appareil pour le calmer. J’arrive enfin à le rattraper puis le plaque au sol et le fit se cogner plusieurs fois la tête contre le sol. Une fois de nouveau évanoui, je le traine jusqu’à notre place avec l’aide d’un des passagers, pas trop estomaqué par mes performances, et cela toujours avec le sourire.

     

    De retour au présent :

    - Rodrigue me avergüenzas. (Rodrigue tu me fais honte.)

    - La vez próxima iremos a pie. (La prochaine fois on ira à pied.)

    - ¿ Callado agradable? ¡! ¡ Hay por lo menos 5 países y el mar entre Dinamarca y Rusia! (Tu plaisante ?! Il y a au moins 5 pays et la mer entre le Danemark et la Russie !)

    - Iremos a pie a China. Allí tiene allí nada que nos separe. (On ira à pied en Chine. Là y a rien qui nous sépare.)

    - Justo varios millares de kilómetros y dos países. (Juste plusieurs milliers de kilomètres et deux pays.)

    - Detalles, detalles. (Détails, détails.)

    - Detalles que tienen como sus importancia. (Détails qui ont leurs importance.)

    - Si tienes miedo marchar, te llevaría. (Si tu as peur de marcher, je te porterais.)

    - Demasiado amable. (Trop aimable.)

    -Gracias. (Merci.)

    Nous sortons de l’aéroport de Moscou. Rodrigue se frotte la tête et l’estomac.

    - ¿ Siempre tienes pena? (Tu as toujours mal ?)

    - Digamos que tú no es ir de mano muerta conmigo. (Disons que tu n’est pas aller de main morte avec moi.)

    - Desolada (Désolée.)

    - No grave. ¿ Si no vamos dónde? (Pas grave. Sinon on va où ?)

    - Ninguna idea. Pero quise visitar siempre Moscú. (Aucune idée. Mais j’ai toujours voulu visiter Moscou.)

    - Encontremos un lugar donde vivir y establece un plan de visita entonces. (Trouvons un endroit où loger et établissons un plan de visite alors.)

    Nous marchons quelque temps dans la ville. Les quelques hôtels que nous avons vus sont trop cher pour le peu de revenus qui nous reste. Nous marchons encore quelque temps jusqu’à un sorte de petit square où nous nous arrêtons pour prendre un peu de repos.

    - Esta ciudad es una ciudad de rica. (Cette ville est une ville de riche.)

    - Es sobre. (C’est sur.)

    - ¿ Quieres que se emigre en otro lugar? En un próximo. (Tu veux qu’on migre ailleurs ? Dans une proche.)

    - Ignoro que ella ciudad se encuentre cerca de aquí. No estudié bien la topografía del país. (J’ignore qu’elle ville se trouve près d’ici. Je n’ai pas bien étudié la topographie* du pays.)

    - Bah … Tenemos caso pedirle nuestro camino a alguien. Ten tugurio no yo voy a pedir a esta señora. (Bah…On a cas demander notre chemin à quelqu’un. Tiens bouge pas je vais demander à cette dame.)

    Il se lève et trottine jusqu’à la femme.

    J’ai un mauvais présentiment.

    - Privet, madam. YA terrorist, i ya ub'yu tebya. (Bonjours madame. Je suis un terroriste et je vais vous tuer.)

    Non mais quel con.

     

     

     

    *topographie : c’est la configuration d'un lieu.


  • Commentaires

    2
    Mercredi 23 Mai à 16:36

    Bonjour, 

    J'ai bien ri en lisant ce chapitre, pauvre Rodrigue. x) 

    Eris n'y est pas allé de main morte, c'est sûr. Peut-être qu'un somnifère pour le faire dormir pendant le voyage aurait été moins brutal que de l’assommer à plusieurs reprises. xD  

    Bonne continuation. 

      • Mercredi 23 Mai à 18:37

        Elle n'en avait pas et Rodrigue en est immuniser. 

        Merci

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