• Mitchel Alexander Midford

    Chapitre 8: Jessica et Tracy

     

    - Mitchel Alexander Midford. Investigating judge. (Mitchel Alexander Midford. Juge d’instruction.)

    Ma déclaration a eu l’effet d’une bombe. Silverdash est à terre. Il doit sentir l’enfer s’ouvrir sous ses pieds. Un sourire sadique fleurie sur mon visage.

     Je focalise mon attention sur la deuxième personne en face de moi. Jack Stuart. Alors il était complice. C’est étrange. Je croyais qu’ils étaient ennemis. Je le scrute un peu plus. C’est la deuxième fois que je l’ai en face de moi. La première c’était le jour où il les a tuées.

    Mais c’est étrange. Il a quelque chose qui cloche. Jack est moins sûr de lui…plus mince aussi…moins grand…et c’est vêtements ne sont pas du tout son style habituel. D’habitude c’est un style plutôt victorien mais là c’est militaire et marin. Son haut est trop grand pour lui. On voit son soutien-gorge…Attend…PAUSE ! On rembobine. Un soutien-gorge ? Mais c’est pour les femmes. Et Jack est un homme !

    Je regarde plus attentivement la personne en face de moi. Ses traits sont tirés par la fatigue, la peur et le stress. Ses yeux sont révulsés et au bord des larmes. Ses cheveux sont ébouriffés. Plus je regarde plus je trouve que cet personne ressemble à une…clocharde mais pas du genre qui dort sous les ponts non le genre je voyage autour du monde et je vous emmerde. Elle tripote nerveusement la boussole pendue à son cou.

    Je sors de ma poche la photo de cette française qui a disparu en janvier dernier. Lentement je m’approche d’elle. La jeune fille recule effrayer. Arrivé à sa hauteur, je lui force à relever la tête.

    …Jessica. Leurs pupilles vert-mordoré sont identique.

    Tremblant je lève la photographie. La fille en face de moi : pâle et fatiguer mais vivante ; la fille de la photo : pâle, triste, à l’allure de morte sont à la fois semblable et drastiquement opposés. Eris Blanchard. Elle a beau avoir maigrie et couper ses cheveux, on voit encore qui elle est. La seule différence notable entre les deux visages est les yeux. Ceux de la photo n’expriment qu’un abime de désespoir, une détresse insoutenable et une forte envie de mourir tandis que ceux en face de moi renvois là très faible flamme d’espoir ressusciter par miracle. La soufflée serait la tuée.

    Je me relève et retourne me servir un verre que je bois d’une traite puis me retourne vers Silverdash. Il a repris des couleurs.

    - Where kept silent found? (Où la tu trouvé ?)

    - She was in the factory closed down at the level of the north district. Your dogs found him in my company and that of three other people. Then we landed in the same cell. And how did you enter here? (Elle était dans l’usine désaffecté au niveau du quartier nord. Tes chiens l’ont trouvé en ma compagnie et celle de trois autres personnes. Puis nous avons atterris dans la même cellule. Et comment êtes-vous entré ici ?)

    -Out the door. (Par la porte.)

    Et je lève au niveau de son visage un double de ses propres clés. Il n’y a pas que lui qui peut faire les poches des gens et en faire des doubles tout en les remettant à leur place. Il est blême.

     Il prend la fille par le bras et l’installe dans un coin de la pièce. Ils échangent quelques mots que je n’entends pas mais la fille le fait répéter plusieurs fois et à du mal à s’exprimer.

    Je la vois me jeter des regards apeurés comme un chien blessé guettant son agresseur. J’ignore ce qu’il peut lui avoir raconte à mon sujet mais à mon avis les ¼ doivent être faux. Je ne mange personne. Du moins pas encore.

    Elle doit surtout avoir peur que je la renvoie en France. Sa mère a signalé sa disparition, à l’international, comme un enlèvement. Cette femme a le bras presque aussi long que le mien. En voyant la petite je pense plutôt qu’elle s’est enfuie de chez elle. Je peux la comprendre, j’ai vu une fois sa mère à la télévision et je n’avais pas spécialement envies de la côtoyer tous les jours.

    Cette petite a une sacrée détermination. C’est impressionnant de voir jusqu’où elle est aller en peu de temps sans se faire prendre. Son attitude me fait penser à ma fille Tracy.

    Les souvenirs de cet hiver me reviennent d’un coup en mémoire : moi, Jessica et Tracy sur la route des vacances. Nous roulions tranquillement. Rien de spéciale jusque-là. Jusqu’à ce que nous nous garions sur le parking de cette station-service. Tracy avait envies d’aller au toilette, Jessica l’a accompagnée. Pendant ce temps j’avais décidé de me reposer un peu. Je finissais une semaine compliquer, un dossier assez épineux. Se fut des coups de feu qui me réveillèrent. Jack Stuart avait fait une décente dans cette station. C’était sa cible. Il fit cinq morts dont le caissier, une vieille dame, un jeune de 25 ans, Jessica et Tracy.

    Je n’ai rien pu faire. Si Tracy avait survécu, elle aurait eu l’âge de cette fille. Mais…le passé est le passé. On ne peut rien changer.

    C’est peut-être à cause de cette ressemblance avec Jessica et Tracy que j’ai accepté.

    C’est peut-être pour ça que maintenant dans mon appartement, dans mon salon j’ai un criminel et une fugueuse.

    C’est peut-être pour ça que je suis devenu leur complice.

     

     

     


  • Commentaires

    2
    Dimanche 1er Avril à 13:53

    Alors Mitchel, s'allie a Eris et Edward ?

    c'est intéressant de connaitre le passée du juge infernal

      • Dimanche 1er Avril à 14:01

        Je pense que tu ne sera pas déçue 

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