• Chapitre 19: Vie à l'italienne

    Nous sommes parties dans un grand éclat de rire.

    J’avais bien vu que le petit semblait inquiet de mon état de santé. Je connaissais cette variante de bonbons et savais qu’ils coloraient la langue donc voilà pourquoi j’ai tiré la mienne.

    Il a l’air d’aller mieux.

    Nous jouons quelque temps avant qu’Angelo et Rodrigue ne viennent me voir.

    René escalade la face nord de notre hôte. Rodrigue, quant à lui, ne fit un examen de routine qui consiste à : vérification de mes points de suture et mon rythme cardiaque.

    - ¿ Sabes que te no eres pasado lejos? (Tu sais que t’es pas passé loin ?)

    - ¿ De la muerte? Es sólo la tercera vez. (De la mort ? Se n’est que la troisième fois.)

    - ¿ La tercera vez? (La troisième fois ?)

    - Tengo está a punto ahogarme. ¿ No temo gran cosa sabes? (J’ai faillit me noyer. Je ne crains pas grand-chose tu sais ?)

    - Es lo que diga los suicidas. (C’est ce que dise les suicidaires.)

    - También. No temo nada porque eres conmigo. (Aussi. Je ne crains rien parce que tu es avec moi.)

    Il rougit. Le temps semble s’arrêter autour de nous…un instant…rien que nous deux les yeux dans les yeux…jusqu’à ce qu’Angelo se rappelle à notre présence en toussotant.

    - Ignoro ciò che gli hai detto ma eviti di carbonizzare il tuo medico di ragazzo. (J’ignore ce que tu lui as dis mais évite de carboniser ton médecin de petit ami.)

    - Non è il mio ragazzo! Ed io non lo carbonizzo! (C’est pas mon petit ami ! Et je le carbonise pas !)

    - Allora perché è scarlatto? (Alors pourquoi il est écarlate ?)

    C’est vrai que Rodrigue est un peu rouge…rouge comme un incendie !

    - ¿ Ro '? ¿Qué tal? (Ro’ ? Ça va ?)

    - … Tu mano. (…Ta main.)

    Je baisse mon regard sur cette dernière…elle…elle est sur sa cuisse.

    - Dado … ¡ Desolada! (Dé…Désolée !)

    -No grave. (Pas grave.)

    On est tout les deux, si j’en conclu au ricanement de ce chère Angelo, que nous sommes écarlates.

    - Tu ... vuoi che parlassimo di qualcosa? (Tu…tu voulais nous parlez de quelque chose ?)

    - A te, niente, ma lui non parla italiano e io non parlo spagnolo. (A toi ? Rien. Mais lui ne parle pas italien et moi je parle pas espagnol.)

    - Vuoi che io sia un traduttore? (Tu veux que je serve de traducteur ?)

    - Sì. (Oui.)

    - Ok, vuoi che gli dica cosa? (Ok. Tu veux que je lui dise quoi ?)

    - Quanto a lungo pensa che sarai guarito? (Combien de temps il pense que tu seras guéris ?)

    Je me tourne vers Ro’ et lui pose la question d’Angelo. Il réfléchit un peu et annonce le plus sérieusement possible :

    -8 meses. (8 mois.)

    - ¿ Qué? (Quoi ?)

    - Comprendiste bien: 8 meses. Para alguien normal estaría en un ataúd. (Tu as bien compris : 8 mois. Pour quelqu’un de normal il serait dans un cercueil.)

    - Te eres no agradable. (T’es pas sympa.)

    - ¡ Soy realista justo! (Je suis juste réaliste !)

    Je gonfle mes joues en signe de bouderie puis me tourne vers Angelo.

    - Allora? (Alors?)

    - Ha detto che mi ci sarebbero voluti circa 8 mesi per essere completamente consegnato. (Il a dit qu’il me faudrait à peu près 8 mois pour que je sois totalement remise.)

    - Solo 8 mesi? Ho ancora toccato il tuo cuore. (Seulement 8 mois ? Je t’ai quand même touché au cœur.)

    - Sono molto resistente (Je suis très résistante.)

    Il se mit à réfléchir. Pendant ce temps j’embête Ro’ avec René en le chatouillant. Il est hyper sensible au niveau du cou.

    - Ok, bambini? (Ok. Les enfants ?)

    -Vi.

    - Presente! (Présent !)

    - Ho riflesso (J’ai réfléchit…)

    - Tu ne ha capace? (T’en ai capable ?)

    - La tua bocca pollastrella! Penso che vi vado vi lasciate riposate qui. (Ta gueule poulette ! Je pense que je vais vous laissez vous reposez ici.)

    - Perdono? (Pardon ?)

    - Sei ferita. Penso che qui sarai in sicurezza. Lontano dai p'tits sguaiati e degli sbirri. Che cosa ne pensate? (Tu es blessée. Je pense qu’ici tu seras en sécurité. Loin des p’tits voyous et des flics. Vous en pensez quoi ?)

    Je me tourne vers Rodrigue et lui traduit ce qu’Angelo nous propose.

    - A la vista tu herida, vale más que tú se queda en un lugar seguro. Angelo es el jefe del gang Cancro insanguinato. Es temido en todo Nápoles y sus alrededores. Pienso pues que se debería aceptar. (Au vu de ta blessure, il vaux mieux que tu reste dans un endroit sûr. Angelo est le chef du gang Cancer sanglant. Il est craint dans tout Naples et ses environs. Je pense donc que l’on devrait accepter.)

    - ¡ Te eres terriblemente informar bien dime! (T’es vachement bien renseigner dis-moi !)

    - Antes de que vengas, miraba lo que se llama televisión. (Avant que tu viennes, je regardais ce qu’on appelle une télévision.)

    - Nya Nya... no la apena tomar este tono conmigo. (Nya Nya…pas la peine de prendre ce ton avec moi.)

    - Allora? Amerò una risposta. (Alors? J’aimerai une réponse.)

    On se retourne vers Angelo. La patience n’est pas son point fort.

    - Si accetta certamente. (On accepte bien sûr.)


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