• Un petit mot pour vous prévenir. A partir de ce chapitre, il se peut que les dialogues soient de deux langues différentes.happy

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    Chapitre 16: Naples

     

    Ah ! C’était l’Italie !

    Depuis le fond de la cale, Rodrigue et moi avons voir notre arriver au port. Nous sommes sorties en nous mêlant aux autres passagers.

    Nous nous éloignons à grand pas du bateau au bonheur de mon espagnol préféré qui s’est révélé avoir le mal de mer. C’était drôle. Son visage était vert. Vraiment très vert.

    - Buongiorni signora. Scusatemi. Ci siamo persi. In quale città siamo? (Bonjours madame. Excusez-moi. Nous nous sommes perdus. Dans quelle ville sommes-nous ?)

    - Siete a Napoli. Del mercato sulla piazza. (Vous êtes à Naples. Sur la place du marché.)

    - Grazie. Arrivederci. (Merci. Au revoir.)

    Après m’être renseigné sur le lieu où nous étions. Je tire Rodrigue vers un petit restaurant au bord de mer.

    - ¡ Eris! Despacio ! (Eris ! Doucement !)

    - ¡ Ir ven! ¡ Hace falta que repitas fuerzas! (Aller viens ! Il faut que tu reprennes des forces !)

    - ¡ Pero estoy bien! (Mais je vais bien !)

    - ¡ Te es todo pala! ¡ Y luego voy a necesitarte para la continuación del viaje! ¿ Cómo voy a hacer si enfermas? (T’es tout pale ! Et puis je vais avoir besoin de toi pour la suite du voyage ! Comment je vais faire si tu tombes malade ?)

    - ¿ Me asistirás?! (Tu me soigneras ?!)

    - ¿ Verdaderamente quieres que te asista? ¿ A riesgo de matarte? (Tu veux vraiment que je te soigne ? Au risque de te tuer ?)

    - Pfff…esto va comprendí. Te soy. ¡ Pero despacio! ¡ Voy no a huir! (Pfff…ça va j’ai compris. Je te suis. Mais doucement ! Je vais pas m’enfuir !)

    Je continu de le tirer j’jusqu’à l’intérieur du restaurant : «Al riferimento del Cancro ».

    Un serveur vient nous installer et nous laisse la carte. Je suis face à Rodrigue et de la où je suis j’ai une vue parfaite sur la mer et la salle. 2-3 minutes plus tard, le serveur prendre notre commande : pizza napolitaine pour Rodrigue et des radiatoris à la bolognese pour moi. Notre commande arrive peu de temps après.

    - ¿ Eris por qué viaje callado? (Eris pourquoi voyage tu ?)

    -Rodrigue pourquoi t’es con ?

     -¿ Que quieres decir? (Que veux-tu dire ?)

    - ¿ En hecho por qué te te fuiste de tu casa? Quiero decir en la tele fue dicho que habías sido quitada(te habías sido llevada). ¿ Y cuándo te encontré te agotabas de tu sangre en el local cubo de basura de mi appart ' entonces qué es lo que pasó? (En fait pourquoi t’es partie de chez toi ? Je veux dire…à la télé il était dit que tu avais été enlevée. Et quand je t’ai trouvé tu te vidais de ton sang dans le local poubelle de mon appart’…alors…qu’est-ce qui s’est passé ?)

    Un homme et un enfant entrèrent et s’installèrent à la table derrière nous. Un silence gêné s’installa. Je joue un peu avec mes pâtes avant de répondre.

    - Pues bien…es complicado (Eh bien…c’est compliqué)

    -En fait c’est plutôt simple.

    - Verdaderamente no sé por qué me fui. (Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis partie.)

    -Tu ne veux pas te l’avouer.

    - Aunque lo supiera, no sería cómo explicártelo. (Même si je le savais, je ne serais pas comment te l’expliquer.)

    -Ne ment pas !

    - ¿ Acaso tienes una pequeña idea? (Est-ce que tu as une petite idée ?)

    -No. (Non.)

    -ARRÊTE DE MENTIR !

    Je me pris vivement la tête dans les mains.

    Arrête ! Laisse-moi ! Tu me fais mal !

    - ¿ Eris? Si no quieres decírmelo comprendo. No te forzaría. Me lo dirás cuando estarás listo. ¿ De acuerdo? (Eris ? Si tu ne veux pas me le dire je comprends. Je ne te forcerais pas. Tu me le diras quand tu seras prête. D’accord ?)

    - G…gracias (m…merci)

    -Lâche.

    Elle n’a pas tort. Encore une fois j’ai fui. Encore.

    Je sens sur ma nuque un regard…terrible…angoissant…qui me glaça jusqu’à la moelle.

    - ¿ Bien…hacemos qué después? (Bien…on fait quoi après ?)

    -Hum ?

    - ¿ No vas a tardar allí en comer pastas y pizzas no? Es no muy bueno para la línea. ¿ Vamos a mover un poco y después? ¿ Visitamos? (On ne vas pas rester là à manger des pâtes et pizzas non ? C’est pas très bon pour la ligne. On va bouger un peu et après ? On visite ?)

    Rodrigue qui prend des initiatives. J’aurais tout vu. Le mal de mer puis ça. C’est la journée des surprises ou quoi ?

    - Primero encontramos un lugar donde dormir. Un lugar donde se está seguro de no ser encontrar. (D’abord on trouve un endroit où dormir. Un lieu où on est sûr de ne pas être retrouver.)

    - ¿ En casa de un habitante? (Chez un habitant ?)

    - En otro. Luego visitamos un poco, hacemos reservas y establecemos tranquilamente dónde vamos después.  (En autre. Puis on visite un peu, on fait des réserves et on établit tranquillement où on va après.)

    - ¿No podemos quedarnos? (On ne peut pas rester ?)

    - No. Es demasiado temprano. Hay que ir hacia el este. (Non. C’est trop tôt. Il faut aller vers l’Est)

    - ¿ El este? (L’Est ?)

    Il se mit à réfléchir. Ce n’est pas vraiment bon signe. Le regard de sang continue de me bruler la nuque. Je jette un rapide coup d’œil par-dessus mon épaule : l’homme caché dans la pénombre, avec l’enfant, me scrute avec un air malsain de prédateur. Je ne le vois pas bien mais une chose est sur ses yeux sont rouge sang et leur lueur est angoissante.

    -Rodrigue…

    -¿ Sí? (Oui ?)

    - Vamos nosotros. Rápidamente. (Allons-nous en. Vite)

    Nous levons et payons puis sortons sous l’oppressante et angoissante sensation du regard de cet italien.

    Nous circulons quelque temps dans Naples. Partout où nos regards se portent, la sérénité et le calme endorment notre vigilance. Rodrigue est tellement détendu qu’un fin demi-sourire a fleuri sur son visage et il emprisonne ma main dans la sienne.

    -ERIS !! RESTE PAS LÀ !!

    Que ?

    J’évite de justesse un homme, arme au poing, qui s’était jeté sur moi. C’est un des loubards de la dernière fois ! Il nous a suivis ?

    Rodrigue me tire un coup sec en arrière et donne un grand coup de genou dans l’estomac puis lui donne un coup de manchette à l’arrière de la tête. Pendant qu’il joue avec son pinpin, moi je m’occupe de son copain qui arrivait derrière Ro’. Le pire dans cette histoire c’est pas le fait que mes points de sutures viennent toute de sauter, non sinon se serai pas drôle, c’est le fait qu’il en arrive de partout. J’ai beau les esquiver et les envoyer au tapis. Ils reviennent à la charge encore deux fois plus nombreux. J’en peux plus…

    Rodrigue me saisit par le poignet et nous nous mettons à courir. Comme c’est original ! On dirait qu’il a appris mon credo. Cour, cour Ginette !!

    -CE N’EST PAS LE MOMENT DE RIRE !! COUR !

    Et la voix qui s’existe ! Et bah…on n’est pas dans la merde.

    On pris plusieurs rues, grimpa plusieurs escaliers et nous retrouvons sur le toit d’un immeuble. Les pas beaux sont juste derrière nous.

    Je sens quelque chose lâcher en moi. Rodrigue me regarde horrifier : un de mes point de suture a lâché et le sang commence à couler. Je ne me sens pas bien.

    Je m’approche du vide. 3étages. En bas, une benne à ordure et une décapotable.

    Je fais un signe à Rodrigue, il comprend. Nos agresseurs chargent, on saute.

    La chute à été rapide. Je pensais atterrir dans les ordures mais je suis tombée sur quelque chose de chaud, doux, vivant…

    -Rodrigue ?

    Aucune réponse.

    Je relève mon visage du torse de mon matelas du moment. Mes yeux croisent des yeux de sang et non onyx, des cheveux hirsus châtains, une peau tannée par le soleil, une odeur de tabac, d’alcool…de mort…et ce sourire étrange, macabre…

    -Angoissant.


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