• Chapitre 12: Blessée

     

    - ¡ Oï despiértate! (Oï réveille-toi !)

    Je secoue le corps en face de moi avec force. Aucune réaction. Son visage est cireux et un peu maigre. Ses cheveux son bleu océan. Pas très naturel ni discret. Je prends son poult…il est faible. Mes mains sont poisseuses et une odeur étrange que je connais bien flotte dans l’air. Celui du sang. Mes mains en sont maculées. Cette fille est blessée. Je fais un rapide inventaire de ses blessures : lèvres tuméfiées, œil au beurre noir, épaule et jambe en sang, main droite enflée. J’ignore si elle en a d’autre ailleurs, c’est les seul que je voie.

    Inutile d’appeler les secours. Nous sommes dans le quartier le plus dangereux de Madrid même la police ne vient plus donc une ambulance on oublie. La dernière a fini en pièce détaché.

    Je porte la fille en mode princesse et grimpe quatre à quatre les escaliers jusqu’à mon appartement. Elle est légère. Tant mieux car je suis au dernier étage soit le 7ème et y a plus d’ascenseur. Il a été défoncé. J’ignore comment et je ne veux pas le savoir.

    Mes bras sont rouges de sang, son état empire. J’entre rapidement dans mon salon et pose la belle au bois mourant sur le canapé après l’avoir recouvert de serviettes éponges. Je la déshabille ne la laissant qu’en sous-vêtement et me dépêche de prendre le nécessaire pour une opération improviser.

    Je reviens auprès d’elle et je peux voir l’intégralité de ses blessures. J’avais tout bon jusque-là, il ne manquait juste celle de son ventre qui est la plus grave et la plus inquiétante.  Il faut faire vite son temps est compté.

    Je commence l’opération. Je suis étudiant en médecine spécialisé dans la chirurgie, elle a de la chance que je l’ai trouvé.

    Un caillou de sang se forme, je m’empresse de le résorber et je mets à la dur tâche de « réparer » son abdomen. La lame, d’après mon observation, a frôlé de peu son rein droit, son foie et de vraiment peu son pancréas. Elle est à la limite de l’hémorragie interne. Sa jambe est entrain de s’infecter ainsi que son épaule. Je coupe le dernier fil de suture et mit atteler. La tâche est plus facile que tout à l’heure étant moins grave alors ça va vite.

    Du sang gicle. Merde. Sa blessure au ventre s’est rouverte et ne veut pas s’arrêter de saigner.

    Je cour à la cuisine et fait chauffer à blanc une casserole puis je l’applique sur la blessure. L’effet est immédiat même évanouit elle hurle.  Le feu a des vertus cicatrisantes, ça va accélérer le processus.

    5 heures plus tard, je peux dire qu’elle hors de danger. Ses blessures sont soignées et sa main est « plâtré ».

    Je nettoie tout et la met dans mon lit. Sans moi. Faut pas pousser mémé dans les orties.

    Un bruit de métal m’interpella. Une dague en forme de dragon est tombée de la poche de son sweat. Elle s’est battue avec ça ? Je texte la lame…tranchante…très. La lame nettoyée, je fouille ses poches : une vieille boussole et un portefeuille…EN FORME DE GRENOUILLE ?! Ok…elle est toute douce et…bleu ? D’accord…bon aucun commentaire. Dedans de l’argent et des cartes d’identité au nom d’Eris avec des noms de famille différent.

    Je retourne auprès de ma patiente. Son teint est toujours aussi pâle mais moins qu’avant. Je pose ses affaires à la tête du lit.

    Je vais dans le couloir de l’immeuble nettoyer d’éventuelle tâches de sang qui serait tomber. Puis dans le local poubelle je lance quelques sacs maculés de sang dans la benne et le tour est joué.

    Je remonte chez moi. Elle ne s’est toujours pas réveillée. Rien d’étonnant. Elle a failli y rester. Elle n’est pas encore sortie d’affaire pour autant.

    Je vais dans la cuisine quand elle se réveillera elle devra reprendre des forces surtout que je l’ai trouvé un peu maigre.

    Je me mis au fourneau en écoutant une chanson. La journée a été riche en émotions.

    La soirée s’annonce plus calme.

    Je l’espère.

     

     


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