• Angelo Di Manigoldo

    Chapitre 20: Départ

    Nous sommes à la moitié du mois d’Avril. Ils vont bientôt repartir. Dans à peu près 2 semaines.

    La blessure d’Eris est presque guérie.

    Je suis impressionné par sa capacité à supporter, encaisser et endurer chaque blessure. J’ai vu la cicatrice qu’elle a au ventre, c’est une belle entaille.

    L’hispanique m’a expliqué (par dessin) que la lame qui avait blessé Eris n’était pas assez affuter pour endommager sinon les organes auraient dû être percer. Il a ajouté, avec un regard noir, que la balle avait frôler de justesse les deux poumons. De justesse. Elle s’est arrêtée juste devant le cœur.

    Cette fille a une chance de damné.

    Je vois par la fenêtre Lorenzo passé avec René, encore en mode koala, pendu à son bras. Il doit encore être entrain de réclamé des friandises. Eris arrive presque aussitôt dans mon champ de vision et a l’air de réclamer la même chose que notre bouille d’ange préféré. Rodrigue arrive, presque aussitôt, et se place près d’Eris en bon toutou qu’il est. Je me demande comment elle fait pour le supporter…Il était vraiment inquiet quand elle s’est pris cette balle et grandement rassuré quand son abdomen a été guéri…

    -Il a faillit la perdre deux fois tu sais. Eris est vraiment quelqu’un de très attachante.

    Je sursaute et me retourne.

    Elle est là. Elle est devant moi. Elle n’a pas changé. Toujours pareille. Egal à elle-même.

    - Tu ... Quindi sei tornato. Vieni a prendermi questa volta? (Toi…Alors tu es revenue. Tu viens me prendre cette fois ?)

    Elle sourie et se rapproche de la fenêtre.

    -Non pas cette fois…Je suis venue te remercier…de l’avoir laisser rester ici. Eris est très importante pour moi. Merci…Angie.

    Je ferme les yeux en sentant sa main fraiche passer sur mon bras quand je les rouvrir elle a disparu. Elle me met toujours mal à l’aise. Logique qu’en on sait qui elle est.

    Eris…Comment as-tu fais pour t’attirer ses faveurs ? Rien que pour ça t’as mon respect éternel.

    Je caresse, à travers ma chemise, le trou qui se situe au niveau de mon cœur.

    Est-ce que toi aussi, elle t’a sauvé ? On dirait que oui.

    La pluie se mit soudainement à tomber me replongeant au moment de notre première rencontre.

    C’était il y a 10 ans. J’était jeune et fougueux. Comme aujourd’hui d’ailleurs sauf que je suis plus posé maintenant. Avant je n’écoutais personne et ne respectais rien : personne, ni mon père, ni ma mère, ni la vie…ni la mort…

    Un soir, il pleuvait, comme si le ciel pleurait, Lorenzo et moi avions encore provoquer une de ces bagarres du diable. Tout le monde se tapaient dessus. Au bout d’un moment la tension a monté d’un cran au-dessus : les couteaux et flingues ont été tiré. Et nous, on se marrait comme les démons qu’on n’était. C’est de cette époque là que j’ai hérité du surnom de « Masque d’Angoisse ». Ma victime ne savait jamais quand j’allais frapper, faisant ainsi la tension dans chacun de ses muscles. Le souffle qui devint saccadé, les yeux qui se révulsent, le souffle cour et haché, la goutte de sueur qui glisse froidement le long de la colonne vertébrale et surtout…l’odeur alléchante de la terreur. Humm…Jouissif !

    La bagarre a pris fin quand les flics se sont ramenés et c’est à ce se moment là que je l’ai rencontré. Elle était vêtue d’une combinaison moulante noir de motard, plutôt grande avec de belle forme généreuse et pulpeuse, de longs cheveux blancs volant mystiquement au grès du vent et de la pluie, une peau plus blanche que le blanc et faisant apparaitre ses veines mais surtout ses yeux sans pupilles totalement vide de vie : l’être pâle. Terrifiante. J’étais pétrifié d’une terreur sans nom, immense. Elle leva son arme sur moi et m’a touché au cœur.

    Je me souviens très clairement de se qu’elle m’a dit ce soir-là :

    -Premier et dernier avertissement après je reviendrais te prendre et je serais sans pitié. Entend c’est mots car ils viennent de moi. L’être que vous craignez le plus. L’être pâle.

    J’ignorais qui elle était vraiment à ce moment-là. C’est bien plus tard, après être sortie de quatre ans de coma, que je compris qui elle était. Et j’en frissonne encore. Elle est la plus terrible et fantastique créature qui existe en ce monde.

    Deux ans plus tard, au même endroit, je rencontrais un bébé d’un an qui deviendra par la suite René et quatre ans plus tard arriva Eris et Rodrigue qui me tombèrent littéralement dessus. Les coïncidences n’existent pas. C’est elle. Forcément. L’être pâle est très puissant.

    Les deux dernières semaines passèrent à une vitesse folle. René n’arrête pas de pleurer depuis hier.

    Eris a choisi de partir pour la Belgique et Rodrigue se laisse faire comme d’habitude.

    Nous sommes à Rome pour prendre l’avion. L’heure du départ a sonné. Lorenzo, pleure comme une pauvre femelle, retient René par le haut de son tee-shirt.

    -Eris, Rodrigue ... ti auguro un buon viaggio. (Eris, Rodrigue…je vous souhaite un bon voyage.)

    -Grazie Angelo, buona fortuna anche a te. (Merci Angelo. Bonne chance à toi aussi.)

    -Rodrigue !

    -Hum ?

    -Non lasciare che accada ! Affermati! (Te laisse pas faire. Affirme-toi !)

    -Conto su di me! mi conosci (Compte sur moi ! Tu me connais.)

    -Esattamente! Ti conozco! Un vero frocio contro Eris!(Justement ! Je te connais ! Une vraie tapette face à Eris !)

    Le voilà qui boude maintenant ! De mieux en mieux. La poulette qui se marre !

    -Bene, allora addio! Si accomodi! (Bon alors adieu ! Foutez-moi le camp !)

    Eris m’offrit un sourire mystérieux.

    -No ... non addio ... solo arrivederci e ... ci vediamo presto. (Non…pas adieu…juste au revoir et…à bientôt.)


  • Commentaires

    3
    Mercredi 2 Mai à 12:04

    Je me demande qui est ce mystérieux être pâle. ^^ 

      • Mercredi 2 Mai à 20:12

        ^^ 

      • Mercredi 2 Mai à 18:42

        Ah ah mystère mystèrehappy

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